Kamitic Culture

samedi 28 juin 2008

La conscience historique africaine

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Complément : Textes réunis par Babacar MBAYE DIOP et Doudou DIENG.

Du 5 au 6 avril 2005 s’est tenu à l’université de Roue, un colloque en hommage au 50è anniversaire de la parution du grand ouvrage de Cheikh Anta Diop : Nations nègres et culture.

Son enseignement sur les foncements d’une civilisation africaine moderne, sur les principes de la constitution d’une fédération d’Etats démocratiques africains et sur l’identité culturelle entre l’Egypte et l’Afrique, sur l’unité linguistique en Afrique noire et sa théorie en physique nucléaire méritaient un colloque sur le processus exceptionnel de l’Homme.

Des thèmes très chers à Cheikh Anta Diop comme l’Afrique et l’Occident (Chapitre I), les sources égyptiennes de la civilisation africaine (Chapitre II) et l’apport de la communauté noire et de l’Egypte à la civilisation (Chapitre III) constituent les différentes parties de cet ouvrage.

« Les quelques faits présentés ici montrent que point n’est besoin de se lancer dans une argumentation compliquée pour départager les protagonistes du débat portant sur les relations egypto-africaines. Sur le plan strictement scientifique les traditions africaines, par leur apport décisif, permettent de clore aujourd’hui le débat et de mieux classer la civilisation égyptienne, mais nous ne sommes pas naïfs au point de croire qu’il est sera rapidement ainsi, car les motivations qui animent certains sont loin d’être purement scientifiques. C’est dire que l’idéologie, qui a fait tant de mal à l’Afrique et aux Africaines, a encore malheureusement de beaux jours devant elle ».

Les auteurs : Bwemba BONG, Momar MBAYE, Bernard ZONGO, Cheikh M’Backé DIOP, Babacar Mbaye DIOP, Babacar SALL, Aboubacry Moussa LAM, Dou DIENG, Jean Paul MBELEK, Cheikh Moctar BÂ, Théophile OBENGA.

Quatrième de couverture, éditions L'Harmattan, 2008.

 

T. Obenga : Les peuples Bantu (Tome 2)

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Sous-titre : Migration, expansion et identité culturelle.

Cet ouvrage marque un véritable tournant dans l'approche des études relatives à l'aire culturelle bantu, qui couvre l'Afrique centrale, orientale et australe. A l'initiative du Centre International des Civilisations Bantou (CICIBA), près de cent chercheurs, regroupant presque toutes les disciplines en sciences humaines, ont ainsi exploré, selon des méthodes scientifiques dynamiques et interdisciplinaires, l'espace culturel bantu. Leurs études apportent des faits inédits concernant la genèse et l'essaimage des peuples de langue et de civilisation bantu dans toute l'Afrique subéquatoriale. Des faits nouveaux sont également acquis, ayant trait aux frontières linguistiques du monde bantu.

Quatrième de couverture, éditions L'Harmattan, 2000.

 

T. Obenga : Les peuples Bantu (Tome 1)

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Sous-titre : Migration, expansion et identité culturelle.

Cet ouvrage marque un véritable tournant dans l'approche des études relatives à l'aire culturelle bantu, qui couvre l'Afrique centrale, orientale et australe. A l'initiative du Centre International des Civilisations Bantou (CICIBA), près de cent chercheurs, regroupant presque toutes les disciplines en sciences humaines, ont ainsi exploré, selon des méthodes scientifiques dynamiques et interdisciplinaires, l'espace culturel bantu. Leurs études apportent des faits inédits concernant la genèse et l'essaimage des peuples de langue et de civilisation bantu dans toute l'Afrique subéquatoriale. Des faits nouveaux sont également acquis, ayant trait aux frontières linguistiques du monde bantu.

Quatrième de couverture, éditions L'Harmattan, 2000.

 

lundi 23 juin 2008

R. L. P. Etilé : Grammaire simplifiée de l'Egyptien hiéroglyphique

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Cette « grammaire simplifiée de l’égyptien hieroglyphique » aborde l’essentiel de la grammaire en deux volumes. Elle se veut la plus simple possible pour acquérir au plus vite les techniques qui permettront de lire la grande majorité des textes hiéroglyphiques. Donc, les omissions sont volontaires. Les étudiants pourront toujours aller chercher des compléments d'informations dans des livres qui traitent de la grammaire d'une façon plus profonde.

Cette grammaire « simplifiée » a au moins deux mérites...

Tout d’abord, c’est certainement la chose la plus importante, elle replace l’Egypte antique dans son univers négro-africain. Elle est donc importante pour l’Afrique, pour tous ses enfants et pour tous les amoureux du Continent noir.

Elle va tout droit vers l’essentiel, tenant compte le plus souvent des textes attestés (des textes théoriques sont aussi utilisés pour une meilleure compréhension de la langue). Elle est destinée à tous ceux qui veulent apprendre rapidement les principales règles de cette langue négro-africaine.

L'auteur : Afro-caraïbéen né en Martinique, ingénieur et Professeur de lange hiéroglyphique, ancien élève de l'Institut Supérieur d'Egyptologie Khéops. L'auteur a aussi étudié le Hiératique, le Démotique et le Copte. Il est l'un des héritiers du plus grand savant Africain du XXè siècle, le Professeur Cheikh Anta Diop

Quatrième de couverture, éditions Menaibuc, 2004.
 

dimanche 15 juin 2008

Lawoetey P. Ajavon : Traite et esclavage des Noirs. Quelle responsabilité Africaine ?

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Pour les victimes du commerce triangulaire, la cause est entendue : torturées, violées, suicidées, assassinées... elles ont disparu.

Clio, la Muse de l’Histoire, peut lancer tous ses ragots : négationnistes, révisionnistes ont un bel avenir devant eux si l’on n’y prend garde. C’est que l’Histoire des Nègres, des Juifs, comme celle de tous les opprimés, embarrasse, gène, importune, aliène, affole, au point de conduire à nier la réalité : cela n’a jamais existé ou du moins n’a pas l’ampleur qu’on prétend. Les victimes sont consentantes. N’est-ce pas des parents eux-mêmes qui les ont livrées ? De toute façon, ce sont des sauvages, ils s’entretuent sans vergogne. Ont-ils vraiment existé ?

Pour alléguer de telles énormités, on invoque philosophes et historiens... « L’Afrique n’est pas une partie historique du monde », affirme Hegel. « Elle n’a pas de moments, de développements à montrer, de mouvements historiques en elle ». Ce à quoi surenchérit un professeur du Lycée Jean-Baptiste Say, dans une Histoire universelle des Pays et des Peuples en 1923 : « Tout s’efface vite - écrit l’éminent pédagogue - sur cette sauvage terre d’Afrique ; la féconde nature a bientôt fait disparaitre les morts et détruit la trace de leurs pas avec les vestiges de leurs travaux. » et de poursuivre : « La véritable Histoire est celle du présent, celle qui s’accomplit sous nos yeux, grâce aux efforts admirables de nos coloniaux ».

Et pourtant, « si les morts n’étaient pas morts... », comme le suggère avec force et vigueur Birago Diop dans Souffles : « ils sont dans l’ombre qui s’éclaire - et dans l’ombre qui s’épaissit - les morts ne sont pas sous terre... ». À cause de la grande déportation, ils exigent de notre part, mémoire et vigilance.

L’esprit de libre examen qui anime Pierre Ajavon, les ressuscite.

L'auteur : D'origine togolaise, Lawoetey-Pierre AJAVON est enseignant-chercheur en Histoire et Anthropologie. Docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines (anthropologie des sociétés orales), il est également diplômé du Centre d'Etudes d'Afrique Noire (Institut d'Etudes Politiques) et de l'Ecole de Journalisme de Bordeaux. Auteur de nombreuses publications dans des revues spécialisées en France, en Allemagne et en Espagne, Lawoetey-Pierre AJAVON est aussi chargé de la chronique « Lettre d'Afrique » de la revue trimestrielle « La Révolution Prolétarienne ».

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2005.

 

J. P. Kaya : Ce que philosopher veut dire

Sous-titre : Contribution au débat sur l'origine et sur l'identité de la pensée africaine.

Qu’est ce que la philosophie et que vaut-elle comme savoir ? Telle est la question qui mérite d’être posée, contre ceux qui accusent la pensée africaine d’être antiphilosophique et anti-scientifique.

Les Africains doivent-ils revendiquer aujourd’hui la paternité de la philosophie au motif que ce genre culturel est né en Egypte ancienne et que les philosophes grecs de l’Antiquité qui pour les Occidentaux contemporains seraient les seuls inventeurs de la philosophie, ne sont pour nous que de vulgaires copistes ?

La philosophie telle qu’elle se pratique de nos jours, n’a plus rien à voir avec son étymologie bien connue : Amour de la sagesse ; ni avec la philosophie originelle : la MAAT, qui est une véritable science du perfectionnement de l’être. Mais les idées fausses ayant tendance à avoir une durée de vie inquiétante, Jean-Pierre KAYA s’est autorisé à revenir sur ce que philosopher veut dire... et la question de savoir si oui ou non la culture africaine est capable d’engendrer l’esprit philosophique et l’esprit scientifique, pour y apporter une réponse décisive.

Source : www.menaibuc.com, éditions Menaibuc, 2008.

 

mardi 10 juin 2008

Yitzhak Koula : Pétrole et violences au Congo-Brazzaville

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Sous-titre : Les suites de l'Affaire Elf.

Le procès de l’affaire Elf, en 2003, à Paris, a établi les preuves d’enrichissement personnel e de détournements de fonds opérés par des cadres dirigeants de la compagnie Elf Aquitaine, principalement par le biais de filiales à l’étranger, comme Elf Congo, dans le but de les dissimuler au public français.

C’est pourquoi, douze ans plus tôt, en 1991, quand la Conférence nationale souveraine congolaise exige un tout premier audit d’Elf Congo, les autorités politico-pétrolières françaises paniquent. Avec l’aide de valets congolais, elles décident ainsi de torpiller le processus démocratique en cours. Résultats : quatre coups d’Etat dont deux mués en guerres civiles en 1993 et 1997, un massacre de populations civiles symbolisé par l’Affaire des disparus du Beach en 1999, des élections frauduleuses en 2002, etc…

Depuis 1997, le Congo est redevenu une dictature. Les revenus du pétrole sont détournés par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), usant des mêmes « mécanismes orthodoxes » qu’Elf hier. L’accession du Congo à la PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) est en principe compromise. Mais, en soutien, les autorités françaises vont croiser le fer avec Paul Wolfowitz, le président de la Banque mondiale, qui entend lutter sincèrement contre la corruption et la pauvreté en Afrique.

L’auteur détaille les tenants et les aboutissants de ce drame franco-congolais, en attendant d’autres révélations liées à une éventuelle levée du Secret Défense que le gouvernement français oppose encore au juge français Renaud Van Ruymbeke.

L'auteur : Yitzhak Koula est docteur en chimie du pétrole et auteur de plusieurs publications scientifiques.

Quatrième de couverture, éditions L'Harmattan, 2006.

 

X. Harel : Afrique, Pillage à Huis Clos

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Sous-titre : Comment une poignée d'initiés siphonne le pétrole Africain.

Au Congo, au Gabon, au Nigeria, en Angola ou en Guinée équatoriale, on peine à découvrir à quoi a servi la manne pétrolière. Pauvreté, guerres civiles, maintien au pouvoir de régimes dictatoriaux, tel est le bilan peu glorieux de l'exploitation pétrolière en Afrique. La précieuse huile nourrit surtout une corruption débridée. Au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso a mis en place une kyrielle de sociétés écrans qui lui ont permis de détourner des centaines de millions de dollars. Mais il bénéficie pour cela de l'" expertise " occidentale. Certaines entreprises françaises, et non des moindres, ainsi que de prestigieux cabinets d'avocats, ont mis leur savoir-faire au service de ce pillage à huis clos. Ne nous y trompons pas. La mobilisation des pays riches (G8) en faveur de l'Afrique ressemble surtout à une opération de communication. Le locataire de l'Elysée amuse la galerie avec sa taxe sur les billets d'avion mais il couve affectueusement une poignée de régimes kleptocrates. George W. Bush prétend s'attaquer aux "postes avancés de la tyrannie" mais il reçoit à la Maison-Blanche les pires dictateurs pourvu qu'ils aient quelques barils à offrir. Tony Blair bataille pour passer la dette du continent à l'ardoise magique mais il ferme les yeux sur le rôle des banques britanniques dans le recyclage de l'argent de la corruption. Il est temps de mettre fin au bal des hypocrites. Si Jacques, George et Tony se soucient réellement du continent, qu'ils contraignent leurs compagnies pétrolières à faire la lumière sur ce qu'elles versent aux Etats africains. La transparence reste le meilleur antidote contre la corruption.

L'auteur : Xavier Harel est journaliste, spécialiste de l'Afrique et des questions pétrolières.

Quatrième de couverture, éditions Fayard, 2006.

 

dimanche 08 juin 2008

A. Césaire : Cahier d'un retour au pays natal

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« Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n’est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l’audience comme la pénétrance d’une guêpe apocalyptique. Et la voix prononce que l’Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences
car il n’est point vrai que l’œuvre de l’homme est finie
que nous n’avons rien à faire au monde
que nous parasitons le monde
qu’il suffit que nous nous mettions au pas du monde
mais l’œuvre de l’homme vient seulement de commencer et il reste à l’homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur
et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence, de la force
et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu’à fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite. »

La réédition du Cahier d’un retour au pays natal, la première œuvre d’Aimé Césaire, saluée depuis l’origine comme le texte fondamental de la génération de la Négritude.

Quatrième de couverture, éditions Présence Africaine, 1983.


 

jeudi 05 juin 2008

Ayi Kwei Armah & Aboubacry Moussa Lam : Les Hiéroglyphes dès le berceau

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Sous-titre : Un manuel de dessin et d'écriture à l'usage des enfants du préscolaire, des maîtres et des parents.

Quand les enfants apprennent à lire et à écrire, ils se demandent souvent qui a inventé l'écriture, cette merveilleuse clé de la connaissance. Un préjugé tenace veut que les Africains n'aient jamais rien inventé, surtout pas l'écriture ! Cela a longtemps entretenu un complexe préjudiciable à l'épanouissement intellectuel des élèves.

De nos jours, des recherches scientifiques nouvelles y apportent un correctif en établissant les lointaines origines africaines des arts et sciences modernes.

Les enfants ont besoin de cet antidote dès le début de leur éducation. Ce livre les invite à un voyage aux origines africaines de l'écriture, en Egypte ancienne. Il retrace les étapes par lesquelles les scribes ont transformé les objets en image, symboles et lettres, créant ainsi le système d'écriture le plus ancien du monde.

Quatrième de couverture, éditions Per Ankh, 1997.
 

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